Le village
de Mollens Le Blason de Mollens

icone vache

Bienvenue chez "Lè Mitcha-Boû"

Entre Bière et Montricher, aux pieds du Jura Suisse (Vaud), comme un trait d’union entre les contreforts Jurassiens, et le bassin lémanique, s’élève le village de Mollens, commune des Mitcha-Boû . Rien de plus normal que de s’appeler "les Fendeurs-de-Bois", dans un lieu, où, selon la tradition, les arbres poussent haut et droit, et où la forêt couvre 500 hectares des terres communales.
L’époque est lointaine, où le village portait le nom de Morlens (jusqu’au début du XIIe siècle), et les Mitcha-Boû sont désormais dénommés les Mollensards.

Le cachet de son histoire

Le clocher de mollens

Olivier est un "Mitcha-Boû" d’adoption; l’alpage terminé, sa vie se déroule au village. Mollens reste une communauté à vocation agricole, et sa structure a très peu changé durant les siècles. Son originalité est d'être construit perpendiculairement à deux rues principales parallèles entre elles. Ce plan d’aménagement dit "en arêtes de poisson" donne entre les deux artères du village, un dégagement de terrains consacrés à des cultures potagères et fruitières.

Un village et un art de vie

La traite du soir

De temps en temps, à l’heure de la traite du soir, Olivier se rend dans les écuries des paysans. Plusieurs fermes se situent encore en plein cœur du village, il est donc facile à Olivier de visiter ses protégées durant l’hiver, et comme le veut la coutume, il n’oublie pas d’emmener avec lui une bouteille.
C’est un plaisir, que de rentrer dans les vieilles étables aux plafonds bas, et d’y sentir l’odeur lourde des bêtes. Dehors il fait froid, mais ici une chaleur bienveillante vous enveloppe. Puis, au rythme de la trayeuse... Tchuu… Tchuu… on boit un petit verre de blanc avec les paysans, qui gardent leurs tabourets à un pied, attachés à la taille. Ce siège assez curieux permet de se déplacer les mains libres, de bête en bête, durant toute la traite.

Vieille ferme de Mollens

L’une des fermes est devenue le rendez-vous des quatre pattes (chiens, chats…). Un petit abreuvoir toujours rempli de petit lait les y attend (ma chienne a très vite connu l’adresse).

A l’approche de Noël, si olivier s’en retourne chez lui à la nuit tombée, il ne manquera pas de faire un crochet par la maison de l’Avent. A Mollens, un groupe de mamans continue de perpétuer à travers le village, cette tradition des fenêtres de Noël. La tradition veut que, comme les 24 petites fenêtres du calendrier de l’Avent, chaque jour, une nouvelle fenêtre, et souvent le jardin, décorés pour l’occasion s’illuminent dans le village. C’est aussi l’époque où les habitants se retrouvent pour la décoration du grand sapin communal de Noël.

La fontaine

Ici le tissu social du village reste préservé, il est même renforcé par les sociétés et groupes locaux : la Société de tir, la Jeunesse et la fanfare L’Echo du Jura, avec son école de musique, et désormais la fête du village, organisée chaque été.

Cette vie sociale n’est pas faite pour déplaire à notre berger, qui ne refuse jamais d’y participer. Il lui arrive même de jouer dans les pièces d’une troupe locale de théâtre.

Et puis, il y les amis de longue date, dont certains vivent aujourd’hui sur la commune.

Sites naturels remarquables

A l’arrivée des beaux jours, comme chaque année, Olivier se dit qu’il faudra tout de même qu’une fois il se rende jusqu’à l’extrémité de la commune, en direction d'Apples.

C’est là-bas, dans la forêt de Fermens, que se situe le marais des Monod (ou Monneaux). On peut y admirer un bas marais, une roselière, une prairie humide, et la plus grande aulnaie inondée de Suisse. C’est le Veyron qui inonde toute la zone par forte crue, et qui alimente le marais. Aujourd’hui le marais des Monod est protégé par l’Inventaire Fédéral des Sites (site marécageux d’importance nationale).

Mais c’est comme pour la Glacière à Tissot, une cavité de 220 mètres, célèbre dans le canton. Lors des premières explorations en 1955, des ossements d'ours brun ont été découverts à l'intérieur de ce gouffre. La Glacière se situe tout près de l’alpage du pré de Mollens, et Olivier jure chaque année qu’il ira y faire un tour…

Dans notre région, à la fin 18e siècle, et au début du 19e siècle, vivaient encore non seulement des loups, mais également des ours. En 27 ans, ce ne sont pas moins de 11 ours, et 111 loups, dont 28 petits loups, qui furent abattus, et payés 4 florins pour un ours, et 2 florins pour un loup. Les ours furent tués dans la région de Longirod, Le Pont, Montricher, Fermant, Mollens. Le dernier ours Suisse fut tué dans les Grisons en 1904.
Guy Bise

L’Auberge de Mollens

En attendant, Olivier a rendez-vous avec quelques amis, à l’imposante auberge communale de Mollens. Le restaurant, référencé dans les guides Gault et Millau, est considéré comme un "petit bijou de la gastronomie" par Terre et Nature. Une des grandes spécialités du lieu, est le menu de la chasse (en automne), avec sa cassolette de champignons sauvages. C’est le patron en personne qui récolte ces derniers du côté de l’alpage. Mais ça, c’est secret…

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