Tommes fraîches
du Pré de Mollens

icone chèvre

Des débuts de fromager difficiles

Depuis plusieurs années, Olivier a un troupeau de chèvres. Au tout début, elles étaient trois : Bagdad, Mafalda, Esméralda (ma préférée) ainsi qu'un bouc au caractère irascible qui n'avai de sympathique que le nom : Monsieur Seguin.

Olivier avait décidé de fabriquer du fromage. C'était simple, il suffisait de suivre la recette! Le seul problème était qu'il n'avait qu'une recette, celle de la tomme de vache. Ses débuts de fromager furent terribles, il fallait manger toutes ses tommes ratées, les chèvres qui estimaient que 100 hectares d'herbes de toutes variétés ne suffisaient pas allaient brouter les fleurs du voisin.

La traite des chèvres

Lorsqu'il entendait celui-ci hurler, il fallait parcourir le kilomètre qui les sépare (dans le silence de la montagne on entend de loin), ramener les terribles en laisse jusqu'au chalet et souvent refaire le même parcours un peu plus tard parce qu'elles étaient revenues sur le lieu de leur crime et s'apprêtaient à récidiver.

Finalement ; des amis lui ont donné la bonne recette et depuis ses tommes sont réputées comme étant savoureuses. On les reconnaît dans les épiceries des villages alentours, aux fleurs de serpolet, aux épices ou au poivre qu'il glisse sous l'emballage.

Mais, si les chèvres se sont lassées de rendre visite au voisin, depuis elles ont eu d'adorables cabris qui sont devenus de belles chèvres et c'est ainsi qu'une famille s'agrandit.

Un fromage d'alpage au lait de chèvre nature

Il est presque six heure et comme chaque matin, Olivier trait ses chèvres, passe leur lait et retourne les tommes qui s'égouttent depuis la veille; ensuite il fait la vaisselle des faisselles. Il faut pour cela qu'il ait fait chauffer l'eau qui lui sera nécessaire. Ensuite, il ébouillante ses ustensiles afin que ses fromages artisanaux respectent les normes d'hygiène.

Olivier, berger et fromager...

Tableau d'automne